Quels sont les critères fondamentaux de votre prochain poste ?

Selon un sondage de 2019 de Cadremploi, 37 % des cadres supérieurs interrogés estiment que l’adaptation au changement est l’une des compétences les plus importantes à posséder dans leur travail.

2019 : une année qui n’est pas neutre en termes d’emploi. Au niveau du recrutement, les tendances à long terme continuent de transformer progressivement le marché du travail. Toutefois, quelles sont les spécificités de cette année en ce qui concerne les critères de sélection des candidats ?

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Dans cet article, voyons ensemble quels sont les critères de sélection des employeurs en 2019.

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1) Personnalité

55% des cadres estiment que la personnalité et la relation du candidat seront les principaux critères de sélection pour les recruteurs.

La personnalité sert les capacités relationnelles et empathiques, à la fois pour les gestionnaires mais aussi pour les collègues

Comme toujours, la personnalité reste en tête de la liste des qualités attendues d’un candidat. Cependant, cette notion est souvent large. Recruteurs parfois parler de compétences, d’habiletés non techniques, de compétences comportementales ou parfois même de motivation. Ainsi, la question à se poser est ce que les recruteurs de personnalité attendent en 2019. La réponse est souvent dans les compétences relationnelles, dont la personnalité constitue les fondements. Immédiatement, nous pensons à tous les métiers en contact avec une clientèle, ou un public, mais ce ne sont pas les seuls cas concernés.

L’exigence de bonnes relations est progressivement plus élevée, avec des organisations de plus en plus matricielles, et le travail impliquant toujours plus collectif. Pour les managers aussi, la personnalité compte. Au-delà du charisme traditionnel ou du leadership recherché, nous attendons également des gestionnaires une capacité d’empathie et une volonté de développer son équipe. Enfin, l’humilité est parfois mise en avant comme critère pour les gestionnaires, pour alimenter la capacité de se questionner et de s’auto-corriger.

2) Motivation

Selon une enquête RegionsJob, 87% des recruteurs estiment que la motivation peut rendre la différence entre deux candidats au cours d’une entrevue.

La motivation est une force motrice pour l’ensemble des compétences d’un candidat, mais doit toujours être accompagnée d’autres capacités

C’est le critère phare, traditionnellement très acclamé par les recruteurs, et continue de l’être en 2019. En tant que pierre angulaire de tous les postes et critères de recrutement, il est systématiquement invoqué pour les postes sur les marchés des candidats en pénurie. « Nous ne cherchons pas de compétences techniques, nous pouvons lui enseigner. Par contre, il doit être motivé. » Il y a en effet une partie de la vérité dans cette constatation : avec une très bonne motivation, un candidat n’a pas toujours besoin d’avoir toutes les compétences techniques requises.

Dans la mesure où le travail change, les compétences connexes changent également, et il serait parfois irréaliste de demander aux candidats de maîtriser tous les aspects techniques d’un poste dans cette perspective. Cependant, il est nécessaire de rester vigilant en ce qui concerne l’accent mis sur la motivation. Il ne faut pas oublier que pour fonctionner, il faut parfois s’accompagner d’une base minimale de connaissances techniques sur le terrain, ainsi que de bonnes capacités d’apprentissage.

3) Compétences numériques

Selon une enquête de l’Insee, 85% des Français disent avoir des compétences numériques, quel que soit leur niveau.

La numérisation n’est réservée qu’à une petite partie de l’entreprise : c’est dans toute l’organisation

La numérisation est un phénomène en constante évolution, qui se reflète dans de nombreux endroits. Lorsque nous parlons de transformation numérique, les sujets qui viennent immédiatement à l’esprit sont l’intelligence artificielle, l’apprentissage profond ou même la numérisation de l’organisation. Pourtant, bien que ces sujets représentent des changements importants, le besoin de compétences commence bien en amont. Tout d’abord, il faut se rappeler que la numérisation touche désormais tous les services d’une même entreprise. Par exemple, les compétences liées au bureau les logiciels d’automatisation, utilisés par tout le monde, sont en train de changer. En effet, l’importance de la maîtrise des logiciels n’est plus la même. Si l’on accepte une maîtrise des fonctions standard d’un Word ou d’un Excel, c’est maintenant une maîtrise complète qui est attendue de ces logiciels. Nous devons également ajouter à cela l’exigence d’un « vernis » graphique : si je produis un document, il doit idéalement respecter la charte graphique de l’entreprise, et vous donner envie d’être lu.

Dans le domaine de la gestion, les compétences numériques sont également essentielles. Par exemple, pour les gestionnaires, la maîtrise d’un outil de gestion de projet est également d’actualité, surtout lorsque les équipes se développent. Les rapports sont également de plus en plus numérisés, avec un besoin pour le gestionnaire de conduire par numéros. Ainsi, si l’équipe n’a pas de logiciel dédié, ces outils sont souvent construits sur des feuilles de calcul consolidées ou des rapports typiques.

L’année 2019 fait un pari sur les compétences transverses et comportementales. On peut voir en particulier l’influence de la transformation des métiers, en soulignant que les candidats doivent d’abord être en mesure de s’adapter au changement. Les postes évoluent plus rapidement et plus rapidement et, pour ce faire, les entreprises s’appuient sur des critères de recrutement qui leur permettront de développer les compétences de leurs employés à long terme.

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