Le langage de cigarette E qui piqûre ?

Bien que la pandémie du COVID-19 ait fait de la santé publique une priorité absolue dans tous les pays du monde, elle a laissé de nombreux gouvernements mal dotés de ressources réceptifs à toute aide qui peut fournir une aide immédiate pour aider leurs populations.

La pandémie pandémique a offert à l’industrie du tabac des occasions sans précédent de stimuler ses activités de responsabilité sociale des entreprises (RSE) afin de se rapprocher de la santé et des hauts fonctionnaires.

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L’ utilisation de la charité pour avoir accès à des hauts fonctionnaires, favoriser de bons liens et gagner du capital politique pour influencer et interférer avec les politiques publiques est une tactique importante de l’industrie du tabac révélée dans l’indice d’interférence de l’industrie du tabac asiatique de 2020.

En raison de l’influence trompeuse et puissante des activités de RSE exploitées par l’industrie du tabac, la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT) invite les Parties au traité à dénormaliser ces activités et même à les interdire. Presque tous les pays asiatiques sont parties à ce traité.

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L’ Index est un bulletin de rendement de la société civile qui classe 18 gouvernements asiatiques sur leurs efforts pour protéger les politiques de santé contre l’influence et l’ingérence des intérêts commerciaux et autres intérêts acquis de l’industrie du tabac, conformément aux lignes directrices de l’article 5.3 de la CCLAT.

Le Japon, l’Indonésie et la Chine sont en tête de liste du rapport avec le plus haut niveau d’ingérence de l’industrie du tabac. Ces pays ont aussi la plus forte population de tabagisme au monde. Le Brunéi, le Pakistan et le Népal ont fait les meilleurs progrès pour protéger les politiques publiques contre l’influence de l’industrie.

L’interdiction de l’industrie du tabac à n’importe quel niveau ou étape de l’élaboration des politiques de santé est l’une des principales recommandations de l’indice d’interférence de l’industrie du tabac asiatique de 2020. Crédit : SEATCA

Principales constatations :

    • La politique de santé est minée lorsque l’industrie du tabac est incluse dans le processus d’élaboration des politiques. Participation et influence dans les politiques de lutte contre le tabagisme sont les plus élevées en Chine, en Indonésie, au Japon et aux Philippines.

    L’industrie du tabac acquiert de l’influence par le biais d’activités de RSE . Les activités de RSE parrainées par l’industrie demeurent courantes même dans les pays où des restrictions sont en place. Le financement de causes sociales, comme le sport et les secours en cas de catastrophe, permet à l’industrie de se promouvoir comme un « bon citoyen d’entreprise » aux yeux des gouvernements, comme le montrent le Bangladesh, l’Indonésie, le Japon, la Corée, le Pakistan et le Vietnam.

    Les gouvernements donnent des avantages à l’industrie . À l’exception du Brunéi et en ignorant les méfaits dévastateurs du tabac, de nombreux gouvernements ont été persuadés par l’industrie du tabac de son importance pour la croissance économique et lui accordent un traitement préférentiel comme des allégements fiscaux, la facilitation des accords commerciaux et le retard et l’affaiblissement de la mise en œuvre du tabac mesures de contrôle. Ces mesures nuisent à la lutte contre le tabagisme et tendent à vider les coffres nationaux de les recettes fiscales.

    • Les interactions inutiles avec l’industrie favorisent l’approbation du gouvernement . Des représentants gouvernementaux de haut niveau participent à des activités organisées par l’industrie du tabac. Les activités liées à la lutte contre la contrebande sont courantes lorsque l’industrie du tabac travaille côte à côte avec les gouvernements.

    Manque de transparence dans l’interaction avec l’industrie du tabac . Le manque de transparence dans les interactions gouvernementales avec l’industrie du tabac demeure un problème dans presque tous les pays. La plupart des pays n’ont pas de procédure de divulgation publique.

    • Des mesures de protection sont nécessaires . Seulement la moitié (neuf) des pays inclus dans le rapport ont adopté des politiques visant à prévenir l’ingérence de l’industrie du tabac dans le cadre d’une bonne gestion administrative et d’une bonne gouvernance.

L’ industrie mondiale du tabac est dominée par cinq entreprises de tabac ayant toutes un pied en Asie — China National Tobacco Corporation (CNTC), Philip Morris International (PMI), British American Tobacco (BAT), Japan Tobacco Inc. (JTI) et Imperial Tobacco Group (ITG).

Ces sociétés transnationales se sont déjà aventurées dans les cigarettes électroniques et les produits du tabac chauffé qu’elles promeuvent de manière trompeuse en tant que solutions de rechange plus sûres aux cigarettes.

Les produits du tabac contribuent à la mort de plus de huit millions de personnes chaque année, les pays à revenu faible et intermédiaire qui subissent le plus lourd tribut sur la santé publique et l’économie. Le tabagisme expose les fumeurs à un risque encore plus élevé de contracter une maladie grave du COVID-19.

Le bloc des pays de l’ANASE, qui compte 125 millions de consommateurs de tabac, est ciblé par l’industrie pour accroître ses profits. Ces pays progressent lentement et, dans certains cas, ils régressent même dans leurs efforts pour éloigner l’influence de l’industrie du tabac.

Il est clair à la fin du tunnel que les pays qui ont réussi à protéger leurs politiques, comme le Brunéi et la Thaïlande, enregistrent une baisse du nombre de fumeurs, sans subir de pertes économiques, comme le prétend généralement l’industrie.

Une approche pangouvernementale et sociale est fondamentale pour lutter contre l’ingérence de l’industrie. Les gouvernements et la société civile doivent garder une longueur d’avance sur les nombreuses façons insidieuses de fonctionnement de l’industrie du tabac. Une vigilance constante et des contre-mesures proactives demeurent vitales.

À propos de SEATCA SEATCA est une alliance non gouvernementale multisectorielle qui promeut la santé et sauve des vies en aidant les pays de l’ANASE à accélérer et à mettre en œuvre efficacement les mesures de lutte contre le tabagisme contenues dans la Convention-cadre de l’OMS. Reconnue par les gouvernements, les établissements universitaires et la société civile pour l’avancement de la lutte contre le tabagisme en Asie du Sud-Est, l’OMS a décerné à SEATCA le prix de la Journée mondiale sans tabac en 2004 et le Prix spécial de reconnaissance du Directeur général de l’OMS en 2014.

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